Le Figaro: Nu får det vara nog!

Alexis Brézet, politisk redaktör på Le Figaro, uppmanar sina landsmän att vakna. I en ledarartikel (15/7) med rubriken En motstöt utan nåd, skriver han bl. a.:

 – Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, och nu Nice… Hur många fler barbariska attentat och blinda massakrer behövs det för att vi skall sluta underkasta oss och låta den islamistiska fanatismen föra en strid på liv och död mot vårt land och vår civilisation?

Han talar om islamismens hydra och utropar:  – Vi befinner oss i krig! Och trots detta lämnar vi våra gränser öppna för våra fiender. Denna frivilliga blindhet får inte vara längre… Jihadrekryterarna predikar fräckt sin hatideologi i moskéer som finansieras av fienden.

 –Vi måste beväpna oss mer militärt, polisiärt och juridiskt, men framför allt moraliskt för att kollektivt övervinna den perversa inställning som under en falsk flagg ”att leva tillsammans” hindrar varje energiskt ingripande mot islamismens rötter.

Hela artikeln finns på:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/07/15/31001-20160715ARTFIG00286-une-riposte-sans-pitie.php

Une riposte sans pitié

Publié le 15/07/2016 à 20:45

L’ÉDITORIAL D’ALEXIS BRÉZET

Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, et maintenant Nice… Combien de temps avant que nos yeux se dessillent? Combien d’attentats sauvages, de massacres aveugles avant que nos dirigeants se résignent à admettre que le fanatisme islamiste a engagé une lutte à mort contre notre pays et notre civilisation? Combien de victimes innocentes – hommes, femmes et enfants – avant que nos gouvernants se décident enfin à prendre contre ces fous d’Allah les mesures sans pitié qu’appelle leur barbarie?

Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, et maintenant Nice… Plus de deux cents noms gravés dans la mémoire de notre pays, et toujours les mêmes coups de menton, les mêmes déclarations solennelles, les mêmes trémolos dans la voix. Et ensuite? Quelques soldats supplémentaires dans les rues, quelques rustines législatives, quelques bombardements lointains, et puis, plus rien…

«Nous sommes en guerre!» Désormais, c’est dit. Après bien des atermoiements, l’expression est désormais sur toutes les lèvres. Mais, au fond, qui le croit vraiment? «Aux armes, citoyens!», crions-nous à pleins poumons, mais nos armes sont celles de la paix: des bougies, des hashtags, des cortèges et les subtilités de notre Code de procédure pénale.

Drôle de guerre, en vérité! Nous laissons nos frontières (nos lignes, diraient les soldats) ouvertes à nos ennemis. Les agents recruteurs du djihad prêchent impunément leur idéologie de haine dans des mosquées financées par l’ennemi. Les «traîtres» partis combattre en Syrie sont soumis à un simple stage de «déradicalisation». Quant aux «fichés S», susceptibles de se constituer en «cinquième colonne», ils gambadent dans la nature au motif qu’ils «n’ont encore commis aucun crime»…

La guerre, quelle guerre? Mais nous vivons comme si nous étions en paix! L’état d’urgence n’empêche ni les manifestations syndicales ni les rassemblements festifs, dont certains prétendent sans rire qu’ils sont «la meilleure réponse à l’État islamique»… Le président de la République lui-même semble ne pas y croire: il a tranquillement annoncé, le 14 Juillet, la fin de l’état d’urgence et l’allégement du dispositif «Sentinelle», avant de faire machine arrière toute dans la nuit, quand la tragique réalité l’a rattrapé…

Car les soldats du califat, eux, ne font pas la guerre à moitié. Ils viennent jusque dans nos bras «égorger nos fils et nos compagnes», et nous offrons la protection de nos lois à ceux-là mêmes qui veulent nous détruire! Jamais dans l’Histoire un ennemi n’a bénéficié d’autant de complaisance de la part de celui qu’il combat.

Cet aveuglement volontaire n’a que trop duré. Pour gagner la guerre, il faut la mener sans demi-mesure ni pusillanimité. Et pour donner à ceux dont c’est la mission quelque chance de l’emporter, il nous faut réarmer. Réarmement militaire et policier, bien sûr. Réarmement législatif, partout où cela est nécessaire. Réarmement moral, surtout, pour surmonter collectivement ce syllogisme pervers drapé dans les oripeaux du «vivre ensemble» qui prétend disqualifier, en France, toute action un peu énergique contre les racines de l’islamisme radical au motif que «ce serait faire le jeu des terroristes». Comme si nous les combattions mieux en tendant notre cou à leur couteau! Comme si le plus sûr chemin vers des affrontements intercommunautaires n’était pas précisément la démission de l’État, seul détenteur de la force légitime, et seul garant de la paix civile…

Évidemment, pour venir à bout de l’hydre islamiste il n’existe aucune arme miracle. Nous n’écarterons jamais tout risque d’attentat. Est-ce une raison pour ne pas tout tenter? Bien sûr, cette guerre qui nous a été déclarée sera longue et difficile. Nous essuierons sans doute d’autres défaites. Raison de plus pour ne pas perdre davantage de temps. Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, Nice… C’est maintenant qu’il faut agir si nous voulons un jour interrompre la sinistre litanie.

Alexis Brézet,

né le 24 août 1962 à Toulouse, est un journaliste et éditorialiste français spécialisé dans le domaine de la politique intérieure. Alexis Brézet est ensuite directeur adjoint de la rédaction du Figaro, responsable des rubriques politique et société.

 

Annonser

Kommentera

Fyll i dina uppgifter nedan eller klicka på en ikon för att logga in:

WordPress.com Logo

Du kommenterar med ditt WordPress.com-konto. Logga ut / Ändra )

Twitter-bild

Du kommenterar med ditt Twitter-konto. Logga ut / Ändra )

Facebook-foto

Du kommenterar med ditt Facebook-konto. Logga ut / Ändra )

Google+ photo

Du kommenterar med ditt Google+-konto. Logga ut / Ändra )

Ansluter till %s